Mercredi 29 mars 2006 3 29 /03 /2006 10:38

Emmanuelle avala rapidement quelques pilules puis se dirigea vers la douche où elle se changea. Réapparaissant dans la chambre, elle se jeta sur son lit, se glissa douillettement sous la couette après avoir délicatement déposé le bracelet sur sa coiffeuse ; Brice s’assit au bord du lit avec l’envie manifeste de la rejoindre, mais il la respectait trop pour cela, alors il déposa un baiser sur sa tempe, abandonna une caresse légère sur son bras et quitta la pièce dans un « bonne nuit, Emma ». Elle murmura « bonne nuit, mon Brice », prit un livre et tenta de s’y intéresser. Peine perdue. Le mot haï s’inscrivait sur toutes les lignes de toutes les pages, défiant, presque fier d’une hypothétique victoire. Elle éteignit la lumière, ferma les yeux et réfléchit à ce mot. « Inceste », c’est un vilain mot pour une chose effroyable. Mais il existe bien des peuples où il est accepté, des temps où il régna en France, alors, que vaut la morale face à l’amour, face au désir ? Et l’autre, Xavier, que venait-il faire là, maintenant ? Elle tenta de le balayer de son esprit d’une pichenette morale, il s’accrochait. Il restait là, assis comme la mort attendant sa prochaine proie. « Je divague, mes idées vont reprendre leur place cette nuit, j’aimerai peut-être Brice demain, il faut dormir et je n’ai pas sommeil ». Elle se releva, constata qu’il était presque deux heures du matin, reprit un comprimé et se recoucha. Aucune lumière ne filtrait de l’étage, Brice devait dormir.

Brice ne dormait pas, il entendit Emmanuelle se lever et faillit descendre mais se retint. Il saisissait chez elle il ne savait quel mal-être, quelle souffrance qu’elle-même ne semblait pas s’avouer et gardait bien cachée, au profond. Il pensa à l’autre, l’homme, il le trouva pitoyable, et encore. Faire aussi mal, prêter aussi peu d’attention à une jeune femme telle qu’Emmanuelle, c’était d’une bassesse dégoûtante, c’était petit. Qu’il ne le rencontre pas, jamais, cette personne ne valait pas qu’on lui parlât. Et pourtant, Emma… Emma, éprise, dangereusement attirée par un mirage. Il la vit, derrières ses paupières fermées, sourit, s’endormit, écrasé de fatigue.

Emmanuelle aussi avait fini par sombrer, terrassée par les médicaments qui étaient parvenus à dépasser ses pensées. Un sommeil lourd qui dura jusqu’au matin où elle trouva Brice assis à ses cotés, la regardant tendrement, n’osant la toucher.

-   Tu es là depuis longtemps ?

-   Je ne sais pas. Tu ressembles à un enfant quand tu dors. Tu es paisible, cela fait plaisir.

-   Bonjour, mon cousin, dit-elle en l’embrassant, déjà saisie d’une vague douleur au ventre, la gorge commençant très tôt à se resserrer, les larmes juste sous l’angle des yeux. Bien dormi ?

-   Comme un loir. Et toi ?

-   Bien, très bien, mentit-elle ; elle avait passé une partie de la nuit à arpenter sa chambre, à tenter de retrouver le sommeil devant des inepties télévisuelles pour enfin se résoudre à avaler encore un comprimé. Et celui-ci fut salutaire, mais la nuit avait été courte. Dommage.

-   Tu ne bouges pas, je vais chercher quelques croissants et nous allons déguster un petit déjeuner digne d’affamés que nous sommes. Je reviens. Pas un mot, j’ai dit.

Elle s’enfouit dans son lit, abasourdie par tant de gentillesse, même si elle n’avait pas faim ; l’appétit viendrait peut-être, après tout. Elle sommeilla, accrochée à sa couette moelleuse, vaguement rassurée. Brice revint vite, avec du pain, des croissants, il avait même trouvé du pain viennois, rare dans la région. Et puis il rapportait de la confiture et des oranges dont il fit un jus. Il prépara rapidement ce copieux petit déjeuner qu’il installa sur le plateau de cuivre rouge rapporté de Libye.

Cyberbises. J.

Le tout début est ici.

L'extrait précédent est .

Par juliette hache - Publié dans : roman j hache
Ecrire un commentaire - Voir les 17 commentaires - Recommander
Mardi 28 mars 2006 2 28 /03 /2006 09:39

Après les déboires hébergiques d'OB, tout remarche. Tout ? Non ! Mon fond est reparti ! Oh mais ce n'est pas une tragédie, j'étudie, j'étudie, le css magnifique ! Du grand art ! Et puis certaines photos ont disparu aussi, je les remettrai un jour. Ou l'autre...

Grande nouvelle : samedi Victor et moi sommes allés chercher de quoi traîter la pelouse à la jardinerie du coin. Elle est immense, les plantes y sont splendides et les vendeurs compétents. Donc on fait un petit tour minutieux à l'animalerie et Victor a décrété qu'il voulait acheter une autruche !!! Il n'en démordait pas : quand Roudoudou (c'est le chat) sera mort, on pourra avoir une autruche ! Une aubaine qu'il n'ait pas dit : quand TU seras morte...

Donc nous devons occire le chat afin de réaliser les rêves de notre fils. Sale temps. J'ai pensé : quand tu arrêteras de nous faire ch... tu auras un zoo. Je ne l'ai pas dit. C'était sous-entendu.

Faut que j'aille voir mon banquier aujourd'hui, il veut me placer des assurances ! Je vais devoir dire non et je n'aime pas trop ça. Je ne vais pas me laver comme ça il n'insistera pas...

Sinon il faut que je vous parle d'un drôle de bouquin, demain hein ? En ce moment, j'ai commencé un livre illustré sur Miro (j'arrive pas à mettre un accent sur le o). Vous dirai quand j'aurai fini.

Il paraît qu'OB veut nous dédommager de la panne de ce WE ! Ils vont nous passer en premium gratos... Moi je voudrais qu'ils me rendent mon fond ! Premium, je m'en fous un peu, sauf si on peut mettre un fond. Vous allez dire que c'est une idée fixe, mais sans fond ça fait nu ! Comme un ver ! Bon, un petit tour au jardin, the garden, the park, the Eden, et puis lavage au savon qui pue (pour le banquier), parfumage outrancier (pour lui toujours), habillage de n'importe-quoi, hop dans la caisse, hop retour et hop, selon l'heure, clope, manger ou exécuter quelques tâches ménagères pas dures, appeler des gens indispensables, faire ma majesté quoi.

Allez, cyberbises. J.

Par juliette hache - Publié dans : juliettehache
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Recommander
Vendredi 24 mars 2006 5 24 /03 /2006 09:12

Enfin sortie de mes déboires, grâce à vos aides et tout particulièrement celle de Sugi qui entre dans les css comme une ... fourmizzz, je peux voir le jour, la vie autour, le printemps, les fleurs, les bourgeons...

Il faut dire qu'une bonne journée m'attend alors je m'accorde un peu de répit.

Que je vous dise : je vois la sortie d'un tunnel financier en forme de gouffre, vais donc pouvoir aller faire... les couses à Carrouf ! Ceci n'est guère enchanteur comme vous le savez, mais quel bonheur de pouvoir nourrir la famille !

Et puis cette après-midi, il y a missi-boum à l'école de mes mecs : c'est une activité de déguisements, kermesse, jeux, qui se déroule dans la cour de l'école. Victor en parle depuis une bonne semaine, si bien que ce matin, il avait un grand sac avec le déguisement de Batman (son héros) et une parure en pur plastique de chauve souris qu'il veut mettre par dessus. Rien n'y a fait, il n'en démord pas, il mettra l'ensemble. Bon. Dire que je vais y aller et que les bien-pensants penseront que je ne sais pas habiller mon fils... A vrai dire, ils peuvent penser ce qu'ils veulent, pour une fois que l'école est ludique il faut que les enfants laissent libre cours à leurs rêves !

Et puis ensuite nous récupérons le grand copain de Théo qui va passer la nuit à la maison, c'est à dire jouer à Star Wars sur la Game-cube... avec mes mecs, cela va sans dire. Disputes, jets de manettes, commentaires éclairés sur l'action, on boira l'apéro avec Denis pour passer le temps. On les regardera...

Et donc, en prévision de cette dure journée, suis allée faire un petit tour pensif au jardin. Je vous en ai déjà montré quelques avantages, voici une petit suite.

Cette jolie bougain que l'on voit très mal mais ce sont les couleurs qui comptent m'a été offerte par mère, dans son grand effort de contribution pour une vie plus agréable... J'espère qu'elle tiendra.

J'ai dû activer la macro pour vous montrer ces minuscules fleurs d'euphorbe. Je n'ai pas pu faire plus car macro et tremblement ne font pas très bon ménage. J'avais planté trois pieds d'euphorbes l'année dernière et ils doivent se plaire car multiplication et floraison sont en cours.

Sans oublier l'incontournable sapin qui revient de loin : un voisin nous l'avait donné dans son pot en janvier. Denis qui n'a pas très bon caractère l'avait laissé mourir dans le-dit pot. Et puis que lui a-t-il pris ? Il l'a enfin planté !!! Il faut dire que le pauvre arbre est désespérément marron sur 2 bons tiers, mais la partie supérieure a résisté et hop !

Des milliers de bourgeons pleins d'un espoir qui devrait être nôtre !

Alors je décrète que ESPOIR sera notre maître-mot du jour.

Cybergrossesbisesàtous. J.

NB : activons-nous ! C'est ici.

Par juliette hache - Publié dans : juliettehache
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires - Recommander

Les jours

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Pour voir

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus