Mercredi 24 mai 2006 3 24 /05 /2006 12:49

La nuit fut tout sauf reposante, il fallut écouter Emmanuelle divaguer faute de quoi Marianne pouvait essuyer un orage sans précédent maculé de cleptomanie et de psychiatrie ; il fallut se fâcher pour qu’elle se couche, surveiller qu’elle reste bien au lit, supporter la douche de trois heures du matin ; il fallut récupérer Emmanuelle dans le jardin, nue et chantante, vers cinq heures. Marianne ne regardait plus l’heure, souhaitant ardemment que le jour vienne apaiser cette rage d’explication avec la vie.

          Le jour venu, Marianne, chancelante, accueillit avec une certaine bravoure les nouvelles lubies de son amie : partir n’importe où, faire des achats, revoir des amis perdus etc. elles déjeunèrent curieusement, puisque Emmanuelle lui fit acheter des saucisses, haricots, ventrèche, œufs, afin de réaliser un breakfast. Pendant que Marianne obtempérait, Emmanuelle avala un paquet entier de céréales, but trois gouttes de jus d’oranges, et lorsque Marianne revint, ce ne furent que reproches et admonestations : trop lente, mauvais haricots, œufs trop petits, ventrèche trop quelque chose, Marianne n’écoutait plus et faillit lui envoyer les sacs à la figure. Elle se prépara un thé, trouva de la confiture, piocha dans le pain chaud qu’elle venait de rapporter et avala son petit déjeuner avec une lenteur et une application calculées, sous les huées de son amie, si l’on pouvait considérer cela comme une amie, ce dont elle commençait à douter sérieusement. La satiété aidant, Marianne crut tenir la solution en téléphonant au psychiatre dont Emmanuelle lui avait providentiellement fourni les coordonnées ; elle dut presque se battre pour qu’Emmanuelle reste tranquille, pour qu’elle accepte de le voir, il lui fallut donc déployer des trésors de ruses dont elle ne se savait pas capable. Le psychiatre alerté leur demanda de venir illico au cabinet, Marianne proposa donc à Emmanuelle d’aller lui raconter qu’elle se sentait si bien, et c’est réticente mais tacitement consentante qu’Emmanuelle se rendit chez le médecin. Il les reçut immédiatement, comprit rapidement le problème, rassura Emmanuelle sur son sort en la certifiant qu’il ne l’enverrait pas à l’hôpital si elle restait sage, demanda à Marianne de veiller quelques jours sur elle, le temps que la crise passe et stoppa l’anti-dépresseur en cause. Il rassura également Marianne sur la brièveté probable de l’épisode ainsi que sur la totale réversibilité des symptômes. Elle le quittèrent rassérénées, partirent flâner dans Bayonne mais la tentation était si grande pour Emmanuelle d’aller dévaliser quelques boutiques que Marianne lui offrit un thé puis elles rentrèrent. Marianne appela son employeur afin de le prévenir de son absence puis téléphona à la banque et passa déposer l’arrêt de travail d’Emmanuelle. Elles rentrèrent ensuite à Saint Martin et Emmanuelle dormit un peu. Marianne en profita pour prévenir leurs amies et Brice.

 

          Le soir même de cette mémorable journée, la fébrilité reprit Emmanuelle qui souhaitait absolument assister au débat philosophique prévu au café qu’elles fréquentaient régulièrement. Marianne finit par accepter, un peu lasse de guerroyer, pensant que cela lui permettrait une petite bouffée d’oxygène bienvenue. Elles repartirent donc à Bayonne, écoutèrent en picorant des tapas les propos tenus par un maître de conférence bordelais sur « l’altérité » ; Emmanuelle se tint miraculeusement bien et lia connaissance avec un jeune auditeur, tant et si bien qu’ils repartirent tous les trois à Saint Martin. Le jeune homme partagea la couche d’Emmanuelle et permit ainsi à Marianne de se reposer. Il fila le lendemain. Emmanuelle semblait aux anges :

          - Nous avons beaucoup parlé il est très cultivé c’est sensationnel mais nous ne pourrons pas nous revoir de sitôt car il doit partir en voyage je ne sais où enfin il est très attentionné tu vois moi c’est ce que je recherche rencontrer des types au petit bonheur et découvrir des personnes vraiment intéressantes, du café ? Je dois téléphoner à Brice…

 

          Le téléphone sonna avant qu’elle ait pu décrocher pour appeler son cousin :

          - Xavier, quelle surprise !

          - … Emmanuelle, comment allez vous ?

          - Oh je vais très bien merveilleusement bien si vous saviez … Emmanuelle sentit la machine s’emballer, elle eut très peur de montrer son état d’excitation à Monsieur Comte pour une raison simple : elle ne souhaitait pas qu’il perçoive le plaisir dans ses paroles ; elle fit un effort colossal afin de paraître calme. Et vous ? demanda-t-elle après une légère hésitation ;

          - Très bien, je vous remercie. Cela fait longtemps qu’on ne s’est vus, Emmanuelle, je dirais que vous allez finir par me manquer, murmura-t-il ;

          - Moi ? Elle rit, puis se reprit : vous manquer quelle drôle d’idée ! Voyons nous si cela peut vous faire plaisir. Emmanuelle sentait en elle bouillonner un cynisme qu’elle adora. Faire du mal, lui faire du mal, elle buvait du petit lait. Alors, quand serai-je libre une heure ou deux peut-être ? Oh, cela risque de faire beaucoup, deux heures…

          - Emmanuelle, vous poussez un peu, non ?

          - Je plaisantais j’adore plaisanter, dit-elle d’un ton badin. Puis, sentant qu’elle avait l’avantage, elle ajouta : sortirons-nous ou bien préférez-vous rester chez moi ?

          - Nous pouvons sortir, répondit Monsieur Comte de plus en plus déstabilisé ; vous n’êtes pas seule peut-être ?

          - Non enfin si je suis seule et vous ?

          - Puis-je passer, ce soir, disons vers dix neuf heures ?

          - Passez donc ! A ce soir !

          Elle raccrocha, vite, pour qu’il ne comprenne pas mais aussi pour mieux savourer son insolence.

          Emmanuelle ne comprit pas que pour une fois, la première, l’homme qu’elle aimait lui offrait une soirée ; auparavant, elle aurait bondi sur l’occasion et souligné le miracle par une série de questions : vous êtes seul ce soir, vous n’avez rien d’autre à faire, vous êtes en manque, vous m’aimez donc ? Mais toute préoccupée qu’elle était par des considérations éphémères et virevoltantes elle passait à coté de ce qui, bien plus profondément, représentait à ses yeux l’essentiel : l’amour qu’elle portait à cet homme. L’insouciance du moment, pathologique, rasait tout au passage à son insu.

          Leur entrevue du soir fut périlleuse, en tout cas ressentie comme telle par Emmanuelle, frénétique, goulue, avide ; elle réalisait l’étrangeté de son comportement, de son humeur aussi, et désirait plus que tout la dissimuler. Alors dès qu’elle se laissait aller un peu, elle devait freiner ses ardeurs à mort, continuer à respecter les désirs et les non désirs de l’homme comme elle avait toujours fait, ce qui lui coûta une extrême angoisse, angoisse de paraître, angoisse qu’il se rende compte, angoisse face à cette pathologie qu’enfin elle discernait dans la boue de son esprit. Voici la raison du péril qu’elle ressentit au contact de son ami. Péril qui durerait un mois et demi, pendant lequel elle multiplia les actes inconsidérés, dépensant une énergie folle et énormément d’argent, comme pour oublier. Cette soirée passée avec ce type du café philosophique lui laissait un goût amer qu’elle tentait d’effacer par sa boulimie d’autre chose. Il avait été tendre pourtant, ils avaient beaucoup parlé aussi, elle pressentait qu’elle n’avait pas été à la hauteur et dans son gentil délire, elle posait mille étiquettes sur cette fugitive relation qu’elle ne comprenait pas, alors elle passait à autre chose. Noël approchait et elle décida d’une grande fête chez elle, histoire de parachever sa déroute pécuniaire.

          - On fait venir tout le monde, lançait-elle à Marianne, les copines Brice Xavier ton Philippe (qui restait d’actualité malgré les événements Emmanuelliens) les gens d’autour d’ailleurs je veux du monde on pourrait même en profiter pour exposer quelques photos et quelques esquisses je veux une belle fête je passerai ma journée aux fourneaux et ma veille aussi peut-être vous m’aiderez si vous le voulez mais je pense pouvoir me débrouiller ça n’est pas sorcier…

            Suivaient des considérations culinaires alambiquées avec déploiement de force journaux plus qu’alléchants, Emmanuelle se sentait de taille à affronter four, mixer, épluchoir, mijotages en tous genres, marinades ; elle s’y voyait et se délectait de cette vision hugolienne.

            Curieusement, la soirée fut réussie, le repas délicieux et copieux, on aurait tout le temps de finir d’absorber l’excès. Marianne n’en revenait pas, elle avait devant elle une Emmanuelle certes anormalement active mais organisée et efficace, ce qui laissait poindre la lueur d’une amélioration de son état à laquelle Marianne n’osait croire encore. Brice ne vint pas, tout occupé qu’il était aux préparatifs de son séjour New Yorkais, à la finalisation américaine de son reportage qui commençait à faire fureur dans les milieux journalistiques et politiques mondiaux ; partout il était demandé, pas une soirée sans lui, pas un événement qu’il ne parrainât. Il parvint malgré tout à passer les fêtes en famille, furtivement, étonné et ravi de cette soudaine reconnaissance qu’on lui vouait. Comme si tout cela lui était dû, au fond.

            Emmanuelle ne souligna pas cette absence pourtant cruelle et son silence la surprit elle-même ; elle refusa de se poser les questions qui d’ordinaire auraient empli sa bouche comme pour panser une blessure trop douloureuse. De cette douleur qui survient lorsqu’on se sent coupable. Mais de quoi ? Quel crime avait-elle bien pu commettre durant sa période folle, à présent révolue selon elle ? Qui pouvait bien être concerné par son inconséquence passée ? Il y avait bien eu quelques achats intempestifs, rien de bien grave ; quelques actions d’éclat, un peu de sel de vie tout au plus ; cette fête dont on finissait à grand peine encore les cotillons, pas de quoi s’enfouir la tête dans le sable ; ce garçon du hasard, pourquoi pas, ce garçon dont l’évocation la laissait très mal à l’aise, à en pleurer parfois.

            Elle retourna chez son psychiatre, l’humeur chancelante ; celui-ci ne sembla pas surpris outre-mesure par la nouvelle bascule de l’état psychique d’Emmanuelle, vers la dépression cette fois-ci très nettement dominée par une culpabilité intense dont il ne parvenait pas à connaître l’origine, malgré ses tentatives. Emmanuelle était une patiente difficile, secrète, hermétique comme une huître. Il lui prescrivit donc un nouveau traitement sensé équilibrer l’humeur. Emmanuelle n’y croyait qu’à demi et se laissait porter par le courant ambiant, certaine que la chute serait prochaine. Elle en arrivait à considérer sa propre mort comme l’unique solution à sa vie qu’elle n’estimait pas. L’arrêt de travail fut prolongé sans qu’elle en fût particulièrement soulagée. Rien ne pouvait l’apaiser, elle se sentait comme une plaie béante, chaque seconde était un supplice et la perspective des secondes à venir l’épouvantait. Incapable de se remémorer le passé, elle ne vivait pas de présent et n’envisageait pas qu’il pût y avoir un avenir. Elle s’enfonça donc dans une léthargie traumatisante sans sommeil, sans désir, sans rien, le vide. Quelle est donc cette existence dont le vide absolu submerge tout effort de vie et où s’impose comme une évidence la nécessité de la mort ? Elle réfléchit beaucoup à cette mort qu’elle finirait par se donner avant l’heure, cette mort inéluctable qui pendait sur sa tête comme une certaine épée et qu’on hâterait, qu’on devait hâter.  

            Elle ne téléphona pas à Brice, incapable qu’il était de lui redonner le moindre élan vital. Elle ne se manifesta pas non plus auprès de Monsieur Comte dont elle ne percevait plus l’utilité. Seules ses trois amies se relayaient auprès d’elle, Marianne effectuant le lien avec l’autorité médicale. Elles développèrent des trésors de patience et de dévouement face au mur qu’était devenue Emmanuelle qui n’en bronchait pas plus. Chaque proposition qu’elles formulaient était accueillie par un « non » épuisé, comme si elle mettait dans la formulation de cette syllabe ses dernières ressources d’énergie. Les filles vivaient cet état comme on vit une calamité, faisant tout ce qui était en leur pouvoir pour limiter les dégâts mais conscientes de leur impuissance devant cette force indomptable et surnaturelle que peut revêtir le métabolisme psychique. Emmanuelle puisa également aux tréfonds d’elle pour simuler un semblant de vie à chaque appel de sa mère, ignorante de la débâcle. Trop de personnes lui demandaient des comptes, il ne s’agissait pas que ses parents s’y ajoutent, merci ! En elle, toute chose devenait négative, tout contact inutile, tout objet dérisoire, toute idée à jeter. La seule présence qu’elle aurait admise, voire recherchée était celle de la mort. Parfois, lorsqu’elle se sentait sereine, elle s’imaginait glissant dans la mort passivement, ou encore luttant contre elle, pour faire durer le plaisir de ce froid qui la parcourrait alors, de cette torpeur qui l’envahirait corps et âme.

Et ce garçon, cette étincelle, dont le souvenir récurrent venait régulièrement la tarauder ; plus son aspect physique s’effaçait de sa mémoire, plus les paroles qu’il avait prononcées prenaient d’ampleur, sans toutefois encore acquérir de consistance bien nette. Ce garçon devenait une impression, une idée à laquelle Emmanuelle ne parvenait pas encore à se résoudre. Alors elle traînait sa douleur de pièce en pièce, chaque pas la mettant au supplice, chaque coup d’œil lancé vers les grands couteaux de cuisine lui demandant un effort de concentration trop élevé, chaque passage devant la télévision éteinte ou les livres fermés provoquant en elle une nausée intolérable. C’était sa vie désormais, pensait-elle, sa vie qu’elle écourterait, vu les conditions.

J'en ai mis une tartine vu qu'à partir de demain et pour tout le WE, je ne serai pas là...

Alors bonne lecture !

Cyberbises. J.

Par juliette hache - Publié dans : roman j hache
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Lundi 22 mai 2006 1 22 /05 /2006 08:26

Eh oui, la Terre continue de tourner et moi je bouquine sec, c'est hormonal...

Là, je vais vous en poser au moins un, d'une petite série fort sympathique et très disparate. Si j'ai du courage, j'en mets plus...

Je vous l'avais dit, mon stock de bouquins n'étant pas extensible, je m'abîme dans Boulgakov, et c'est un luxe !

2 violents éternuements sont venus confirmer mon propos.

Alors Boulgakov était un fervent admirateur de Molière, et 300 ans après sa mort il prennait encore sa défense. Il faut dire qu'au XVIIè siècle, le climat était difficile pour un auteur de théâtre. En effet, le Roi était entouré d'une cour frivole et fort puissante, faite de nobles et d'évêques, qui voulait libertiner tranquillement tout en portant à leur zénith les valeurs religieuses. On était alors marqué par l'empreinte des guerres de religion... Donc les grands auteurs avaient un choix réduit : soit ils se pliaient aux volontés de cette cour dévôte, comme Corneille par exemple, soit ils tentaient leur chance, Molière en fut, et écrivaient Tartuffe. Total, la représentation ne passait pas. Chacun y voyait une parodie de son propre personnage et s'insurgeait auprès des plus puissants, voire du roi en personne. C'est ce que raconte cette pièce. Outre le fait que l'intrigue (non, pas celle du Da Vinci Code !) révèle qu'Armande Béjart était la fille de Madeleine, donc on taxait Molière d'incestueux, en plus du problème du Tartuffe. C'en était trop pour le roi.

La pièce n'est pas mettable en scène, comme je vous l'avais dit pour l'ensemble du théâtre de Boulgakov, donc vous ne la verrez jamais, sauf à la dénaturer complètement ou avoir d'ENORMES moyens, genre super-production holywoodienne, ce qui est loin d'exister. Donc il faut lire.

J'adore la maîtrise des sentiments et des coups de théâtre de Boulgakov, c'est un régal !

A lire donc.

Allez, un second petit bouquin histoire que vous ne soyez pas venus pour rien. Je vous demanderai votre clémence concernant la photo, elle est floue malgré l'attention que j'ai portée à sa prise, je dois avoir de la m... dans les doigts ce matin.

C'est chez Stock, c'est GEANT. Kerouac narre son adolescence avec la virtuosité qu'on lui connait. Il est pétri d'un simplicité et d'une humilité rares dans le milieu littéraire. Il semble que les tournures linguistiques et les figures stylistiques coulent de source, il est facile et agréable, il est fort !

C'est donc l'histoire d'un jeune homme de 16 ans très sportif (course à pied, base ball, foot) qui en parallèle découvre l'amour platonique avec une idiote nommée Maggie Cassidy. Il est aveuglé par les minauderies de la fille qui le fait littéralement tourner en bourrique. Il ne voit rien. Il continue son sport toujours en pensant la conquérir ainsi, tandis qu'elle ne pense qu'au qu'en-dira-t-on. Et on a envie de lui crier de laisser tomber à ce garçon ! Il est attachant, malgré son aveuglement.

C'est bien traduit, on sent le fameux Sur la route en filigrane, prêt à venir nous faire voyager avec lui.

A lire bien sûr !

Allez, cyberbises. J.


Par juliette hache - Publié dans : actu bouquins
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Vendredi 19 mai 2006 5 19 /05 /2006 11:21

Je vous avais promis, je tiens parole.

Donc hier j'ai vu mon ami Nicolas, coordonnateur aux Urgences (chef). Comme si on ne s'était pas perdus de vue ! On s'est parlé de nos enfants, de nous, bref, on a papoté. J'ai bien cru qu'il n'allait jamais embrayer sur le boulot !

Heureusement si. Je vous passe les détails, mais il aurait quelque chose pour moi au SAMU : accueillir les gens avec une équipe de pom-pom-girls, chanter des chansons de victoire, éventuellement passer au strip... Mais je dois d'abord faire un stage, apprendre le métier tout ça. Bon, trêve de plaisanterie, je pourrais avoir un poste à la régulation (c'est le doc qui reçoit les appels au 15, déclenche les secours...). Evidemment c'est lourd au plan des responsabilités mais ça ne me fait curieusement pas peur ! J'aime tenter de nouvelles expériences, et m'engager dans des voies délicates... Donc on se donne le temps que j'apprenne, on se voit et on cause. Voila.

Je suis ravie !

J'aime beaucoup ce service des urgences, ils ne font pas trop les cow-boys au SAMU, j'aime l'idée de faire la pluie et le beau temps, bref, j'enchante !

Voila les news pour aujourd'hui.

Cyberbises. J.

Par juliette hache - Publié dans : juliettehache
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