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Mercredi 19 avril 2006

Gardons le moral et la tête haute : une chaîne c'est pas non plus la fin du monde !

Avant de lire ceci, n'oubliez tout de même pas d'aller vous rincer les papilles, c'est juste en dessous...

Venons-en à cette chaîne : c'est un cadeau de Sugi, merci Sugi !

Ca n'a pas de nom, je l'appellerai MOI, en toute modestie.

Moi et l'animal que je ne pourrai jamais manger

JAMAIS je ne mangerai de chat ni de cheval ni de chèvre (j'en ai mangé en Grèce, c'était triste et pas bon).

Mais JAMAIS je ne mangerai de cet animal si adorable qu'est

Moi et le permis de conduire

Voici mon auto :

vous comprendrez donc que je respecte les limites de vitesse, que je n'y cache rien d'illicite, que je mets mes lunettes de soleil pour la conduire, à 30km/h of course...

Moi et un truc qui me fait me cacher les yeux

C'est dans les films que je ne PEUX PAS voir les animaux qui meurent (tout comme sur les routes). Alors vous comprendrez que quand le père de Simba dont le nom m'échappe cruellement maintenant évidemment (Mofassa ! il revient sans prévenir, je le rajoute !), est occis par les maléfices de Scar, je me cache les yeux...

Moi en mieux

No comment

Moi et une inculture flagrante

Le pire c'est quand même quand on s'intéresse sans jamais rien retenir. J'aimerais savoir des choses sur la musique classique... Oh bien sûr, ce n'est pas un terrain trop miné pour moi, mais j'incultive grave...

 

 

Moi et mon premier amour

Once again, no comment...

Moi et mes prochains achats

Pas cher...

Moi et mon dernier acte héroïque

A l'époque, j'étais Yvain, chevalier au lion ! Il m'est arrivé tant de choses que je vous conseille le livre, c'est Chrestien de Troyes qui m'a honoré de sa plume

Moi et ma fringue fétiche

Uniquement un déshabillé, pourquoi ?

                  Moi et le cinéma

      Je suis difficile : les films doivent être compréhensibles, esthétiques, fous... Voici quelques exemples mais ce n'est pas exhaustif.

 

 

Moi et le... café !

 Le ...  et moi ne sommes pas bons amis, j'aime mieux le...  ou encore le...  ...chocolat chaud mousseux et onctueux...

Moi et les livres

  Dante visite l'enfer, le purgatoire et le paradis guidé par Virgile. C'est la Divine Comédie, c'est THE BOOK, the must.  Le mien est illustré par G. Doré, mais bon, on peut faire sans les images aussi... N'empêche que je l'emmènerais sur une île déserte, c'est sûr !

Moi et mes amis

  On s'amuse bien avec mes amis, on se déguise, on lit des aventures, on joue à faire des glissades...

Moi et le parfum

  Quand le beau temps revient je mets une goutte de ce parfum-là, il est frais et ne cocotte pas à 3 km. Je n'aime pas que les gens soient trop parfumés, ça étouffe.

Moi et les blogs

 Je n'ai que l'embarras du choix, alors j'ai pris une jolie banière... Les autres chéris-blogs sont en bonne compagnie dans la colonne de gauche...

Moi et mes pseudos sur le net

 

c'est moa.

Moi et les questionnaires

Vu que, j'espère que vous y avez été sensibles et que mon BR va remonter grace à vos commentaires, je soigne la présentation, les questionnaires prennent du temps ! Par chance, j'en ai un peu ces jours-ci donc ça ne me dérange pas, je m'amuse ! Voici 4 Mont Blanc, espèce en voie de disparition... Je vous les offre, pour votre patience.

Interro dans 2 jours.

Alors, à qui que je vais refiler le bébé ? A Doctole tiens, et puis à Eddy, oh et puis à notre légendaire Dragonne si elle n'a pas déjà été prise au piège...

Bon courage parce que c'est long.

Cyberbises. J.

Par juliette hache - Publié dans : juliettehache
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Mercredi 19 avril 2006

Coucou, je reviens ! Pas de panique, il fallait émerger de ce dangereux WE où, le beau temps revenant, les fêtes battent leur plein...

Donc commençons par dimanche, celui de Pâques. Enfants déposés chez mes parents et vers 13h30 (on vit un peu à l'heure espagnole ici) on file à Bayonne pour entamer une juste fête. C'était archi sympa ! La peña était assez grande, la musique tonitruait partout, plein de gens dont certaines têtes déjà rencontrées, bref, l'après-midi fut égosillant, dansant, drôle et aspergé de sangria... Jusqu'à 8h du soir on a abusé des bienfaits de la vie, et vraiment c'est sans regret. Nous on a décroché à 8h car je n'étais plus qu'un corps moulu de fatigue, pas trop imbibé mais bien naze. Dans ces cas là, faut pas lutter. C'est horrible de lutter entre le violent désir de rester et l'incommensurable fatigue. Bref, on a mis les bouts... Le temps, je ne l'ai pas vu passer ! Je me souviens d'avoir regardé ma montre vers 16h puis vers 20h ! Entre-temps, on a guinché...

Donc lundi, hypra-naze la fille, plus de jambes, plus de peps, mon mec est parti chercher mes enfants et hop, direction St Malo, donc c'était le début d'une courte mais intense solitude. Elle n'a pas duré.

Hier mardi j'avais rencart avec un vieux copain, pas vieux-âgé mais vieux-de-longtemps venu de la France d'en haut 'au nord de l'Adour) prendre un peu de cet air basque qu'il connait bien. Bref, rendez-vous à la Chambre d'Amour à Anglet (je n'invente rien, c'est une superbe promenade au bord de la mer). On papote, on va se réchauffer dans un troquet puis on décide d'aller déjeûner en Espagne. On n'est pas allé jusqu'à Madrid, ça fait loin, alors on est restés pas trop loin de la frontière un peu après Irun, vers la mer. Là, on choisit un petit bar à tapas sympa, et on commande des ...tapas en sirotant de la... sangria. Il était 14h. On commente l'ambiance (de bons commentaires pour une fois) (parce que lui et moi, on n'a pas toujours la délicatesse habituelle des touristes français), le serveur était joli et gentil, on commande 4 assiettes de tapas. Sauf que comme d'hab c'était super bien servi et que 2 assiettes auraient suffi. C'était sans compter que la salive dégoulinait abondamment sur nos genoux lors de l'énuméraçion des tapas du jour...

 Arrive une grande assiette de Serano, le meilleur jambon cru du monde avec son petit goût de noisette... On était bien ! En terrasse, dégustant ce merveilleux mets en blaguant !

Ensuite sont arrivées des gambas au gros sel, un pur régal ! Puis une assiette d'anchois frais grillés, que du bonheur ! Et enfin une tranche de thon grillé, l'apothéose !

L'estomac full up, je décide de stopper la goinfrerie. Mon ami a pris un petit dessert : une tarte au whisky tandis que je buvais un thé délicieux.

17h, retour en France pour sieste. On se laisse devant chez moi en se donnant rendez-vous 2h plus tard pour la soirée. Il me demande de réserver un restau, casse-la-tienne.

Sieste impossible, l'heure était passée. J'ai appelé mon joli cousin pour des nouvelles fraîches et hop, je suis allée lire.

A l'heure dite, mon ami revient, j'avais réservé au Sissinou (je vous en ai déjà parlé il y a un moment) pour 21h, ce qui nous laissait un peu de temps pour poursuivre nos conversations à bâtons rompus.

Puis on file à Biarritz, et hop, au restau. On n'a pas peur... C'est, pour ceux qui n'auraient pas lu mon blog de fond en comble, un régal d'inventivité et d'associations culinaires ! Pas question de ne pas avoir faim quand on arrive là ! La patronne est charmante, les serveurs aussi, bref, rien que de vous en parler j'ai l'eau à la bouche.

On commande : Fricassée d'asperges au lardons pour tous les 2, puis moi j'ai pris un pavé de bar tandis que lui a fondu sur le foie gras... Le tout arrosé d'un petit Pacherenc pas mal du tout.

Résultat : c'était au delà de l'imaginable ! On était vraiment bien, on riait tout en dégustant ce fameux repas, du bonheur !

Pour le dessert, moi qui n'en prends jamais j'ai fait une entorse nécessaire puisqu'il y avait du Russe d'Oloron. Alors : le Russe est la spécialité d'un seul pâtissier qui crêche à Oloron Ste Marie près de Pau. Ne mangez JAMAIS de Russe d'ailleurs, même si on tente de vous embobiner. C'est celui-là et seulement lui qui est à se damner, pas les copies...

Je dis à mon pote qu'il ne PEUT PAS passer à côté de cette valeur essentielle de la vraie vie et hop, nous voila avec nos Russes si prometteurs. Un dessert en forme d'apothéose, les mots me manquent.

Le silence qui a régné entre nous le temps de la dégustation de cette merveille était à la hauteur de l'événement : sépulcral, admiratif, emballé quoi ! Nous avons donc décrété que celui ou celle qui n'avait pas connu le dîner que l'on venait de prendre n'avait pas connu la vraie vie.

Puis est arrivée l'heure du pisse-mémère pour moi, café pour lui. Minuit, on est parti. Il m'a déposée à la maison et est parti dormir.

Je lui ai dit que je ne penserais plus jamais à lui autrement qu'auréolé de victuailles nécessaires et indispensables, hautement délicieuses et rares. Il a ri... Il faut dire qu'à chaque fois qu'on se voit, on mange hyper bien, mais là, c'était le top.

Donc ce matin, j'ai encore sur la langue les saveurs culinaires de la soirée et je crois que je ne vais vivre que dans le souvenir ému de ce repas-là. Trop, c'est trop, je m'abandonne à la concupiscence alimentaire de haut rang, je baisse les armes devant l'artiste des cuisines, je salue le maître.

Allez, bon appétit à tous.

Cyberbises. J.

Par juliette hache - Publié dans : juliettehache
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Samedi 15 avril 2006

 

Lettre n°6

 


Monsieur, Xavier, je ne sais plus,

                                                   

                                                    Situation difficile et pourtant je la sentais simple, limpide. Que se passe-t-il, est-ce moi ? Est-ce vous ? J’étouffe, ce sont les sentiments que je vous porte qui m’étouffent, aidez-moi !

 

            Les questions m’assaillent, m’obsèdent : pourquoi ce manque de tendresse ? Est-il possible qu’un homme et une femme s’aiment (enfin, fassent l’amour) sans tendresse, sans un petit baiser ? Oh, j’embrasse peu, mais le baiser est, comme le dit Ronsard, une « chaude amoureuse braise », une braise que l’on ne distribue pas, une braise qui précède un corps se consumant, d’amour, physique ou affectif. Je la veux, moi, cette braise, et vous le savez. Bon sang, ça n’est pas si terrible, un baiser !

 

            Et puis, je le sais, vous me reprocherez d’en vouloir trop, mais croyez-vous qu’une heure tous les quinze jours soit trop ? Vous semblez pourtant apprécier nos entrevues, alors quoi ? Où est ce fameux respect que vous affirmez éprouver pour moi ? Je ne voudrais pas être méchante mais je pourrais l’être.

 

            Discrètement, je viens donc tenter de susciter quelques éclaircissements qui, je le pense, m’aideront à comprendre notre relation, si épisodique soit-elle.

 

            Je vous embrasse, moi.

                                             

                                              Emmanuelle

 

 

            Emmanuelle avait attendu la douche de Brice pour se jeter sur son papier et griffonner ce petit mot, cette lettre en forme de question éperdue. Elle la relut puis la plia, l’enfourna dans une enveloppe, y nota le nom et l’adresse de Monsieur Comte, colla un timbre et se précipita à la poste, en face de chez elle pour l’envoyer. Elle fit tout cela dans un tourbillon, sans reculer, résolue à manifester ses interrogations, persuadée que l’homme y serait sensible.

 

            Lorsque Brice fut douché, rasé, habillé, elle l’attendait en écoutant, pour une fois, de la musique. Moins réjouissant en était le thème : Le Requiem de Mozart. Brice le lui fit remarquer, elle éluda, décidant qu’il n’existait rien de plus beau au monde. Elle avait téléphoné à la banque où il y avait une permanence le samedi, afin de prévenir de la semaine de congés qu’elle prendrait dès le lundi. Débuta alors une jolie semaine basque, ils partirent se promener dans d’admirables petits villages du coté de la frontière espagnole, ils pique-niquèrent sur les bords de la Nive, à Itxassou, à Bidarray, ils se baladèrent aux Aldudes, grises et tristes en cet automne, mais fortes et belles, toujours, et dans les gorges de la Soule, magnifiques, immense et vertes. Le jeudi, Brice, enivré de calme et de verdure, proposa d’aller en Espagne.

- Oh, oui, nous irions à Fontarabie ! s’exclama Emmanuelle

- Tu connais ? C’est joli ?

- Oui, le soir, c’est animé. Il y a de bons restaurants quand on connaît, des enfants dans les rues, la mer…

- Alors allons-y. Je te raconterai mon séjour oriental, veux-tu ?

- Bien sûr, dit-elle dans un souffle, bien sûr, ce devait être passionnant.

Et ils partirent pour l’Espagne. Sur la route, Brice, qui conduisait, guidé par Emmanuelle, commença à lui parler du désert, de ses objectifs.

- Je devais orienter mon propos sur la culture islamique et ses interférences avec les tensions actuelles. J’ai sillonné tout le Moyen-Orient à la recherche de sources plausibles, j’ai vu des sites admirables que je ne peux pas te décrire, même si j’en meurs d’envie. Un jour, je t’y emmènerai.

La conversation fut essentiellement animée par Brice, émaillée ça et là de questions posées par une Emmanuelle ébahie devant tant de culture, tant de risques qu’elle pressentait puisque Brice restait modestement discret sur ce sujet. Elle comprit les nuits glaciales passées dans le 4x4, les journées chaudes de couleurs, d’épices et de soleil ; pas une goutte de pluie, pas un ami avec qui partager ces moments, simplement une caméra, des appareils photographiques, un magnétophone, un ordinateur, un guide apparemment dévoué dont Brice ne possédait pas de cliché. Par mesure de précaution. Une étourdissante solitude dans un désert implacable.

Ils passèrent la frontière espagnole, puis s’engagèrent sur la route de Fontarabie, village côtier peu éloigné.

- Nous y serons dans vingt minutes, dit Emmanuelle.

 C’est dans le silence le plus complet qu’ils tracèrent la route. L’arrivée au village procura une drôle de sensation à Brice puisqu’il fallait passer devant l’aéroport, sorte de no man’s land quasi désertique et gris et triste, avec ses baraquements de tôle ondulée. Puis ils pénétrèrent dans une sorte de ville, où Emmanuelle le guida pour rejoindre un promontoire, orné d’une église. Le site parut enchanteur à Brice qui ne connaissait de l’Espagne que Barcelone.

- Es-tu déjà allée aux fêtes de Pampelune ? demanda-t-il ;

- Ca ne me tente pas, et puis elles sont finies, c’est au début du mois de juillet.

- J’y songerai l’été prochain, nous pourrions y aller ensemble ? On y rencontre du monde, semble-t-il ;

- C’est plein de soudards, d’égorgeurs, merci mais non, dit-elle ;

- Tu y vas fort ; j’aimerais assister à des corridas.

- Alors ne compte pas sur moi pour te les commenter, je n’y connais strictement rien ; pourtant je suis native de Bayonne, nous pouvons parler rugby ou chocolat, mais pas corrida. Désolée. Brice soupira ; que faire pour la détendre, il sentait ses nerfs à vif, sa patience à bout, et pourtant il savait qu’il ne faudrait pas grand chose pour qu’elle se relaxe. Il lui fit alors part du projet pour le prix Pulitzer, et là, elle réagit, elle s’emporta dans une frénésie à la fois emphatique et pleine de reproches :

- Tu vois, dit-elle presque larmoyante, tu vois, tu ne me dis rien alors que c’est énorme, tu me caches ça ! Mon Brice, primé au Pulitzer !

- Attends un peu, ça n’est pas fait.

- Tu es nommé, c’est vraiment formidable ! Quand sera-t-il décerné ? C’est à New York, non ?

- Oui, c’est à New York ; je t’emmènerai.

Allez, un peu de lecture pascale...

Cyberbises. J.

Par juliette hache - Publié dans : roman j hache
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