Mercredi 26 avril 2006 3 26 04 2006 10:20

Ce bouquin, je l'avais acheté il y a au moins deux ans (ou genre), et comme Denis avait rangé, je ne le trouvais plus ! Et puis un jour, je tombe dessus par hasard, à côté d'autres bouquins qui n'ont rien à voir et surtout très loin de ceux à lire.

Le titre m'avait plu : je suis un peu rêveuse et ancienne nageuse, j'ai donc pensé qu'il était extrèmement rare de trouver un écrit sur la natation, pourtant si riche en sensations, et je l'ai acheté.

L'auteur est Denis Grozdanovitch, encore un Denis...

Alors ravie du plongeon que je pensais faire, j'attaque le bouquin tant cherché. Ca commence par du quotidien : le regard d'un chien, la voiture en panne... Je m'interroge. Puis quelques pages philosophiques bien tournées m'apprennent que l'auteur réfléchit sur notre quotidien, et il réfléchit tellement efficacement que j'ai poursuivi ma lecture. Arrivent des souvenirs d'Amérique où le narrateur-auteur a séjourné. Des rencontres surtout, et il n'a pas froid aux yeux le bonhomme.

Bref, pour faire court, c'est une alternance de pensées constructives et d'expériences délicieuses. Et la piscine me direz-vous ? Pas de piscine ! J'en suis venue à supposer que les nageurs représentaient les personnes qui nagent dans la vie, nous tous en somme, des explorateurs parfois un peu paumés ou dépassés par les événements ; des nageurs en eaux troubles...

Ensorcelant petit bouquin que je vous recommande.

Allez, je vous cyberlaisse.

Cyberbises. J.

Par juliette hache - Publié dans : actu bouquins
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Mardi 25 avril 2006 2 25 04 2006 09:32

Eh oui ! Ca recommence ! Réjouissez-vous, amis ! Maintenant on ne peut plus répondre aux coms ! Merveilles de la technologie, joies informatiques !

Bon, j'avais opté pour une laconicité reposante pour vous répondre, histoire de changer un peu. Donc j'ai fait "enregistrer" puis "aperçu", et là, rien, vos messages d'amour nus et paraissant abandonnés ! Ils ne le sont certes pas ! Mais voila que la cybertechnologie en a décidé autrement ! Grace à eux, vous allez m'abandonner moi aussi, croyant que j'ai la grosse tête ou bien que je m'en fiche, alors que pas du tout ! Je crie ! In deserto vox clamantis ! Encore et encore je m'insurge.

Insurrection faite, je vais vous raconter une petite soirée pas dégueu passée jeudi dernier : mes copines sont venues me chercher : on va manger quelque part ! OK, on part. On se retrouve à Biarritz, au dessus de la plage des Basques. C'est sur une falaise en pleine ville. Là, se tient un bar qui en fait n'est qu'un kiosque avec autour la mer. On commande du champagne (oui, on est comme ça, nous les vieilles : quand on sort, on sort chic). Et du Serrano pour accompagner la chose. 2 assiettes avec leurs petits piments, que du bonheur ! Munies de ces prometteuses victuailles, on s'approche du bord de la falaise où une bienveillante balustrade nous sépare du vide plagesque. Et nous voila en train de siroter nos bulles devant un superbe coucher de soleil, avec à nos pieds quelques surfers attardés, et blablabla, et blablabla. Autour de nous, une foule branchée-in, le tout Biarritz, d'ici et d'ailleurs, de jolis garçons et des filles pas mal non plus. Et ce joli monde qui faisait comme nous dans cet endroit appelé Les 100 Marches. Début de soirée assez réussi, il faut le dire.

Puis, la soif appelant, on se dirige vers un autre bar (c'est la tradition ici : ne jamais rester coincé mais bouger d'un bar à l'autre), en ville, tenu par le père d'une copine, bref tout le monde se connait. Hop on arrive, hop re-champagne, et vas-y que ça papote sec. Arrive le frère de ma copine : on change d'ambiance : de sages, on passe à hilares, rapport que le garçon n'a pas la langue dans sa poche et connait la nuit comme personne. Un type me fait un massage du dos (une manipulation plutôt virile... Je ne l'avais jamais vu) et le champagne continue de couler. Et nous de rire, assises au bar. On ne voit pas le temps passer, happées par cet univers si superficiel et drôle de la nuit. On cause, on rit, avec tout le monde. On fait des confidences à de parfaits inconnus, on écoute les-leurs et on échappe à toute conversation sérieuse. J'adore.

Au bout de 6 ou 7 bouteilles de champagne, on décide de calter, rapport que demain y en a qui bossent. Il est 3h30 du matin. Plus de jambes, plus de tête, il faut faire quelque chose. Retour home la tête pleine de ces drôleries, sans se rendre vraiment compte que tout ça est bien fini. J'arrive tant bien que mal chez moi, je me fais une ventrée de nouilles et je me cale devant la téloche jusqu'à 6h30 ! Oh, je ne jurerai pas que j'ai tout regardé, mais disons que j'ai un peu vu...

Dodo de pochetronne et hop, lendemain pas difficile mais crevée et en plus il fallait que je m'appuie du ménage rapport que mes mecs devaient rentrer. En post éthylisme aigü, avec encore 6 grammes dans le sang, c'est une riche idée. Et puis j'ai réussi ! Et mes mecs sont rentrés !

Et moi je vous laisse !

Et cyberbises. J.

Par juliette hache - Publié dans : juliettehache
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Lundi 24 avril 2006 1 24 04 2006 11:27

J'avais trouvé le format et la couverture intéressants, j'avais accroché sur le texte de 4ème de couverture, et j'avais bien vu :

 C'est sur l'enfermement.

Que je vous raconte : le narrateur a fui le Maroc pour des raisons politiques et surtout pour sauver sa peau. Il est passé à Hambourg. Mais comme il n'a aucune existence légale et vu que la politique anti-clandestins est draconnienne, il doit se cacher. Il est aidé par un étudiant rencontré par hasard qui le loge et le nourrit. Il ne doit pas faire de bruit, ni faire craquer le plancher ni faire couler de l'eau... C'est le récit de l'inexistence.

C'est dur, il est tributaire du copain étudiant, de ses déboires financiers. Alors il passe des mois à regarder par la fenêtre, fantasmer sur les habitants de l'immeuble d'en face, et il écrit, quand il a du papier... C'est poignant, on se demande vraiment s'il va s'en sortir. L'enfermement est omniprésent, avec les contraintes supplémentaires de la non-vie. Il ne peut pas sortir, de peur de faire du bruit dans l'escalier et d'être dénoncé. Alors il pense et regarde, les deux seules activités silencieuses qu'il puisse développer. Il mange quand il a de quoi.

Ce bouquin où rien ne se passe est l'inverse de ceux que l'on a l'habitude de lire (quand on lit...) : le manque d'issue est la trame du livre. Alors quand il se passe quelque chose, on est presque déçu !

Super petit bouquin pas trop cher que j'ai aimé.

Et puis après, je suis tombée en panne ! Tout fini ! Alors je me suis repliée sur ce que je n'avais pas encore lu :

 Rassurez-vous, je n'ai pas avalé le bouquin entier. J'ai lu la première oeuvre : La naissance de la Tragédie, vaste programme ! Impossible à résumer sinon à dire que N. décortique tous les aspects de la tragédie grecque antique pour en extraire et analyser les significations. Saviez-vous qu'il existe dans la tragédie pure un versant appollinien et un versant dionysien ? Connaissez-vous l'Un-primordial ? Je n'aime pas ces fioritures philosophiques, ces néologismes psychophréniques (...) mais j'avoue qu'on se prend au jeu, tout en souhaitant que ça finisse...

Voilà de quoi j'ai lu ces temps derniers. Il y en a un autre sur le grill mais j'ai encore quelques pages à lire, je l'aime bien, beaucoup même.

Allez, cyberbises. J.

 

Par juliette hache - Publié dans : actu bouquins
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