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Mardi 2 mai 2006

Et ça recommence dans une semaine ! 3 jours avec mes petits mecs, c'est de l'or ça !

Vendredi soir, histoire d'être débarrassés, on a fait les devoirs puis on a regardé Deux frères qu'on avait enregistré. Jolis tigres...

Samedi, ils sont allés au karaté puis Denis les a emmenés à Socoa où étaient organisés des jeux sympas axés autour... de la vie en mer. Les enfants ont adoré, Théo a englouti une dizaine de parts de gâteau gratos, il faisait beau (enfin assez), j'aurais aimé voir ça ! Mais conduire jusqu'à Socoa n'est pas une très bonne idée pour moi alors ils m'ont raconté. Le soir, pizza devant la téloche.

Dimanche, je les ai rejoints à la plage des cavaliers après leur tour en roller et ma sieste obligatoire. Théo s'est pris une gamelle monumentale contre une barrière, impressionnant (je l'ai vue car Denis avait apporté le camescope et a demandé à Théo de bien se planter sur la barrière...). Les Cavaliers, c'est une plage d'Anglet bien arrangée qui longe un parcours de golf ainsi qu'un immense espace derrière les dunes où l'on peut s'ébattre sur la pelouse, avec aussi un "bac à sable" comme dit une copine, avec des jeux pour les mômes. C'eut été fantastique si le vent n'avait pas été glacé... On a beau trouver un coin abrité, ça caille bien. Donc vers 6h30, on s'est repliés pour aller se réchauffer avec du Ti'punch...

Et lundi, levés à pas d'heure, on a tracé vers chez mes parents et ils sont partis faire du vélo pendant que j'admirais les fleurs du jardin. Victor avait voulu prendre le camescope et ils ont fait un reportage sur la forêt équatoriale des Landes, vraiment génial. Puis retour home, fessée (la fessée du 1er mai) (je plaisante), douche et dîner, dodo.

Aujourd'hui est une difficile journée d'évaluation de maths pour Théo, soyons de tout coeur avec lui.

Et pour finir, voici une petite photo prise par Victor, mise en scène par Victor...

Cyberbises. J.

Par juliette hache - Publié dans : juliettehache
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Vendredi 28 avril 2006

Il la regardait s’animer, ils avaient quitté le véhicule et se promenaient le long de la corniche surplombant la mer. On voyait Hendaye, on voyait aussi la baie de Saint Jean de Luz, et au loin le phare de Biarritz puis les plages landaises. Le temps était clair, délicieusement agréable. Emmanuelle posa mille questions à propos du Pulitzer, Brice était gêné, confus, humble. Ils descendirent ensuite dans la vieille ville, vers le quartier piéton qu’ils arpentèrent lentement ; Brice fut étonné par la multitude de couleurs animant joyeusement les maisons du village. L’après-midi touchait à sa fin, il faisait doux, alors ils décidèrent d’acheter un peu de bière, quelques tapas, et de prendre l’apéritif devant la mer. Une fois assis, Emmanuelle se fit réexpliquer les dessous du prix pour lequel concourait son cousin, véritable fourmilière américaine où il devrait bénéficier des prestigieux appuis de la presse française, ça n’était pas gagné. Elle se sentait alors un peu ailleurs, un peu en dehors de ce monde grouillant d’enjeux, elle et son amour impossible qui prenait toute sa place. Cela la dégoûtait un peu, elle eut aimé participer au jeu de cette vie là mais c’était au dessus de ses forces. Alors elle se laissa aller entre les bras de Brice, le seul endroit où elle se sentait apaisée, sereine, où cette douleur dans le ventre la quittait à demi, où Xavier ne dansait pas continuellement devant ses yeux.

Brice le percevait, bien évidemment, Brice attentif et aimant. Il la serra fort contre lui et lorsqu’il saisit l’abandon de sa cousine, il embrassa ses cheveux, elle releva la tête, il embrassa sa bouche, ourlée, rose et toujours ce parfum de jasmin qui l’enveloppait. Emmanuelle fut prise d’un vertige qu’elle aima, comme ça.

Ils repartirent vers un endroit moins fréquenté, cette fois-ci ce fut Brice qui la guida. Il trouva aisément un petit coin déjà obscur, posa leur sac, et reprit son baiser, sans un mot, un baiser presque injonctif, impérieux. C’est Emmanuelle qui posa la main de Brice sur ses seins, Emmanuelle encore qui, toujours vertigineusement stimulée, défit le jean de son cousin , écarta le slip et prit dans ses mains le sexe chaud de Brice. Ils s’aimèrent durant deux heures. Brice en aurait hurlé de plaisir, Emmanuelle faisait fi de ses réticences et cajolait son cousin de mille façons, adepte qu’elle était du bel amour, de l’esthétique amoureuse. Personne n’était venu les déranger, mais cela faisait partie du jeu, du risque toujours voluptueux d’être découverts, voire de provoquer l’excitation chez d’autres. Ils ne se rhabillèrent pas, restèrent emmêlés l’un à l’autre longtemps. Ils avaient hors de l’esprit que la Guardia Civil, si elle les découvrait, pouvait se montrer fort sévère. A quoi pensaient-ils d’ailleurs ? Brice se remettait lentement, plus lentement que d’habitude, de ses émois, il sentait plus qu’il ne pensait réellement. Emmanuelle, étourdie par cette folie, se disait que cela avait du bon, qu’elle était bien là, enfin, depuis des mois où elle errait et que finalement cela n’était pas grave.

Puis ils ont repris leurs esprits et sont rentrés à Saint Martin, quasi muets, très heureux. Emmanuelle se demandait s’il s’agissait d’une histoire qui commençait, dont d’ailleurs elle ne savait si elle avait envie ou besoin. Ne pas connaître les intentions de Brice la gênait. Elle manquait de cet élément essentiel qu’est la volonté de l’autre pour mieux organiser ses idées. Or Brice se trouvait éloigné de ces considérations puisqu’il était parfaitement heureux. Il avait une capacité enviable à ressentir le bonheur, tant attendu, enfin touché du doigt. Alors il buvait la coupe.

Une heure plus tard ils arrivaient chez Emmanuelle et c’est avec le plus grand naturel que Brice se glissa dans le lit de sa cousine qui, ayant un peu froid, pensa qu’il la réchaufferait. Il la réchauffa.

La fin de la semaine s’écoula ainsi, dans une demi-conscience, beaucoup de volupté et de plaisir, aucune idée de l’heure ni de la réalité. C’est probablement la raison pour laquelle Emmanuelle se sentait si bien, presque animale. Xavier se trouvait bien loin de ses préoccupations, elle ne consultait ni les messages de son téléphone fixe, ni ceux de son portable, d’ailleurs éteint ; elle n’y était pour personne. Et elle riait, elle chantait même, écoutant avec Brice toutes les musiques, qui semblaient leur appartenir. Ils mangeaient un peu, comme deux oiseaux. Puis elle alluma la radio et, surprise d’apprendre qu’on était dimanche, pensa :

- Trois jours entiers de douceur, j’ai rêvé ! Brice, je reprends le travail demain et j’ai tout oublié ! cria-t-elle.

Elle n’aborda pas le difficile thème du départ de Brice, pressentant que l’éloignement serait source inévitable de réflexion et donc, à nouveau, de douleur ; or elle appréhendait la souffrance, inévitable lors du retour à la vie, téléphone, voiture, information, paraître… Non, il ne pouvait partir, ce cousin adorable ; il ne pouvait l’abandonner telle une vieille chaussette après ce qu’ils avaient fait, actes, mots, caresses, silences. C’est lui qui finit par aborder le délicat sujet, un peu à reculons, il faut le dire.

- Emma, je suis très heureux, tu es une diablesse qui va me manquer. Je t’aime et je dois partir, comment faire ? Revenir, cela va de soi, ou bien tu montes à Paris, le problème étant le délai entre nos rencontres, si belles. Tu es fragile, j’ai besoin de te protéger contre ce démon qui t’a quittée quelque temps et qui reviendra, je ne veux pas te laisser, je ne le pourrais pas ; mais demain tu iras au boulot, alors nous devons nous rendre à l’évidence de la séparation, si brève et si cruelle soit-elle. Que penses-tu ?

Silence. Puis Emmanuelle prit la parole :

- Je pense que je suis bien, là, comme cela, contre toi ; je pense que je t’aime dans un tourbillon ; je pense que je ne sais absolument pas où j’en suis. Je pense que j’ai peur.

Brice serra sa cousine entre ses jolis bras, dans une étreinte désespérée, sans solution. Il fourra son nez dans ses cheveux, mordilla ce cou, posa dans ses gestes tout l’amour possible. Il aurait souhaité… Il aurait souhaité tout, pour elle, pour eux, or ils aboutissaient inéluctablement à l’insupportable séparation, et que ce corps était chaud ! Des étreintes, de l’amour, ils n’étaient capables que de cela, ils n’attendaient que cela, Emmanuelle dans son avidité de tendresse, Brice dans son adoration pour elle.

Pour retrouver le tout début, c'est par ici.

Bonne lecture !

Cyberbises. J.

Par juliette hache - Publié dans : juliettehache
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Jeudi 27 avril 2006

Pour ne pas changer, mes réponses édifiantes à vos coms plus que sympathiques n'apparaissent pas. Bien entendu, OB va me faire mentir et elles vont arriver pendant que je vous écris. Oh que c'est contrariant !

Hier, je me suis tapée Carrouf , étalage de richesses alimentaires et de futile, de couches bébé et apéros, de fringues pas très belles et d'ustensiles de cuisine. Et comme ils ont changé la disposition, ben faut marcher et chercher 4 fois plus ! Mais on ne me la fait pas à moi, je ne regarde que ce que je veux. Et une fois de plus, les places handicapés étaient prises par des pas malades, et je me suis garée n'importe où, et je me suis fait virer, et ça c'est pas très gentil. Mais le garçon qui m'a fait éjecter était courtois et joli, alors j'ai obtempéré. C'est fou ce que je peux être sensible à ces petits riens, positifs hein ? Parce que sinon je mets les oeillères , faut pas pousser. Les gens sont toujours aussi agressifs, les caissières aussi aimables, c'est un régal de vie ! Mais on ne changera personne, on les laisse dans leurs défauts et on passe.

Bon, l'inspiration me boude, alors je vais passer voir chez vous si vous me donnez des idées...

Cybergrossesbises. J.

Par juliette hache - Publié dans : juliettehache
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