Mercredi 10 mai 2006 3 10 05 2006 11:15

CV

Que je vous explique : si je n'étais pas vraiment présente, c'est que je devais faire mon CV ! Ben oui, je peux rebosser et j'en ai très envie donc hop, je me suis lancée dans la rédaction de mes exploits passés. Galère...

Faut retrouver les dates ; faut retrouver les noms ; faut retrouver les titres ; faut se rappeler de plein de choses oubliées quoi !

Donc hier, j'appelle un copain qui avait publié un article sur ma thèse, il me fallait les références. Donc on papote, il me donne ce que je voulais, puis il me dit d'attendre rapport qu'il lui semble bien qu'il s'en est servi pour autre chose... Il cherche, et hop, il tombe sur une communication dans un congrès SAMU !!! Je prends et je lui glisse qu'il faut que je rebosse, que c'est pour mon CV, alors il me demande des renseignements sur ma santé, sur ce que je cherche, et il me dit de contacter le directeur de l'hôpital (enfin, l'un des directeurs, car à l'hôpital, y a pas beaucoup de médecins ni d'infirmières, mais des directeurs, on n'en manque pas !). Et en papotant, je me souviens que j'ai donné des cours. On se quitte, je complète le versant publications et j'ajoute un versant enseignement. Du coup, j'ai un CV de ministre ! Ma copine qui m'aide à le faire l'a envoyé à un docteur en Amérique pour avoir son avis ! Et il a dit que ce CV était intéressant !!! Bon elle m'a aussi engueulée parce que je ne lui envoyais pas les versions corrigées. Normal, j'avais Victor sur les genoux et Théo à côté qui voulait que je l'interroge, en plein CV ! Ce que j'ai fait en fait, mais c'est là qu'elle n'a pas aimé la manoeuvre... Bon, c'est réglé.

Maintenant, faut que je refasse la lettre de motivation qu'est un peu molasse. Oui mais je ne sais pas me vendre, je suis certaine de ne pas être indispensable, et je connais mes limites. Alors va te faire mousser avec ça ! Donc je retarde... Je blogue quoi. Mais il faut attaquer, être incisive tout en restant polie et jolie, ne pas causer de ma maladie (ça c'est pas difficile), ne pas demander l'aumône (ça je ne sais pas faire, pourrai jamais faire clodo moi), bref, faire ma superAdrianaman, comme je suis quoi !

Je n'ai jamais vanté ni vendu ni mis sur le marché mon corps de rêve ni mon esprit supérieur, alors c'est un peu difficile de commencer à 40 ans...

Mais quand faut y aller, faut y aller. Je serais reconnaissante à tous ceux qui m'enverront le cyberfluide de l'inspiration et du mot qui percute.

Cyberbisesàtous. J.

Par juliette hache - Publié dans : juliettehache
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Mardi 9 mai 2006 2 09 05 2006 12:03

C'est à dire que même si je n'ai pas été très présente ces derniers temps, j'ai quand-même lu un peu, je vous en fais donc part.

C'est de celui-ci qu'il s'agit :

 C'est assez spécial : l'histoire d'un couple à Venise, en proie au âffres du passé récent : on est en 1946, dans un milieu mondain d'Américains amoureux de Venise, de Vénitiens qui veulent oublier la guerre, de Juifs qui veulent régler leurs comptes (on les comprend), bref, il y a un meurtre, des courses poursuites sur la lagune, des planques dans d'anciens palais, c'est somptueux.

La traduction de l'américain est agréable, il n'y a pas d'anachronisme, pas de faute d'orthographe, et on est rapidement avec eux à Venise. La visite de la ville est particulièrement intéressante, jamais lassante. Si bien que je m'y crois toujours !

C'est une valeur sûre alors lisez-le !

Cyberbises. J.

Par juliette hache - Publié dans : juliettehache
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Mercredi 3 mai 2006 3 03 05 2006 08:36

Je ne sais pas pourquoi lui me trotte dans la tête, alors je vais vous parler de...

Né à Paris le 13 octobre 1937, Samuel Frei devient orphelin à la suite des tragiques événements de la Seconde Guerre mondiale, et est élevé par sa grand-mère et sa tante. Dès l'âge de 17 ans, il entre au cours Simon, où il effectue un brillant cursus qui le mène à sortir premier de sa promotion. Le cinéma lui ouvre tout grand ses portes, par celle d'assistant-régisseur, puis devant la caméra sous la direction de Robert Hossein et de Pierre Chenal. Son physique de jeune premier ombrageux sert à merveille le personnage de Gilbert Tellier, l'amant malheureux de Brigitte Bardot (magnifique dans son premier rôle dramatique), accusée de son crime dans La vérité, signé Henri-Georges Clouzot. Le film fait un tabac, glane l'Oscar du Meilleur film étranger et propulse Sami Frey sous les projecteurs, révélation biaisée aussi par sa liaison avec la star. Les années 60 sont une période faste pour le comédien, qui tourne sous la direction des grands noms de l'époque (Godard, Varda, Franju, Deville, Vadim), s'exporte en Italie, appose sa pierre à l'édifice de la sémillante Angélique (dans Angélique et le Roy) sans délaisser sa passion pour la scène, où on le voit notamment jouer Brecht et Le soulier de satin, la pièce-fleuve de Paul Claudel. Comédien volontiers discret, à l'écart du cirque médiatique, Sami Frey a beau tourné des œuvres exigeantes ou populaires (Les mariés de l'an II), le public a du mal à cerner l'homme. Il faut attendre le César et Rosalie tourné par Claude Sautet pour le voir accéder à une plus grande notoriété : loin d'être éclipsé par la grâce du tandem Romy Schneider/Yves Montand, l'acteur incarne avec une élegance et un charme séduisants le “deuxième homme”, l'amant dessinateur de BD de Rosalie.

 

 Tout aussi à l'aise dans le libéré Pourquoi pas ?  de Coline Serreau que dans la sombre Mortelle randonnée conduite par Claude Miller, on le voit dans les années 80 sauter allégrement d'un genre et d'un continent à l'autre. Il est irrésistiblement ambigu en veuf (noir ?) que tente de confondre Le garde du corps de Birkin, alias Jugnot, surprenant en père divorcé et égocentrique qui redécouvre La vie de famille grâce à Jacques Doillon, et réussit ses deux incursions américaines (La petite fille au tambour avec Diane Keaton, et surtout La veuve noire, qui consacra à l'époque Theresa Russell). Quelques apparitions télé aussi. Le théâtre, encore et toujours, de Carlos Fuentes à Harold Pinter, Henry James, Peter Handke, en passant par Georges Perec, dont il met en scène et interprète à vélo et avec succès Je me souviens. Les années 90 le voient progressivement s'éloigner du grand écran : seulement dix films, pour la plupart passés à la trappe impitoyable du box-office (y compris quelques vénérables signatures, Elie Chouraqui ou Pierre Granier-Deferre) exceptés La fille de D'Artagnan, où il compose un Aramis dont la légende en prend un coup, et Les acteurs, film choral fortement controversé de Bertrand Blier. On l'attend avec d'autant plus d'impatience qu'il partage le rôle principal masculin de La repentie avec Samy Naceri.

Cinemapassion

Sami Frey est pour moi aussi tendre que mystérieux. Ai visionné 34 pages de google pour trouver 1 photo... Faut aimer, à ce rythme-là. Dire qu'il aura bientôt 70 ans ! Je le vois en éternel très brun et bel homme, j'entends sa voix veloutée, je n'y crois pas. Il a 30 ou 40 ans, un point c'est tout. Ah, au fait, il sort un film avec Ivan Attal et la sulfureuse Sophie Marceau, ça s'appelle Anthony Zimmer.

J'espère que cet intermède de beauté pure vous a plu !

Cyberbises. J.

Par juliette hache - Publié dans : Mes stars préférées
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